L’association

Association de Loi 1901, Mystical Films a pour objectif la production et la promotion de court-métrages amateurs et auto-financés et particulièrement du court-métrage de genre : fantastique, épouvante, décalé, science-fiction, polar ou comédie horrifique, etc …

Au début le collectif « Halloween »

Elle fut fondée dans le quartier du Moulin-Vert en collectif en mai 1988, à l’origine sous le nom de « Halloween ». Créé par Jérôme Classe, Romuald Berthaux et Jean-François Berthaux, le groupe d’amis se consacrait au tout début au genre fantastique, à la recherche sur les phénomènes paranormaux et autres, très inspiré aussi par les jeux de rôles et surtout « Les livres dont vous êtes le héros », découverts deux ans plus tôt.

Puis le collectif « Halloween Films »

En août 1988, « Halloween » devient « Halloween Films », grâce au lancement au sein de la MPT du Moulin-Vert (actuelle Maison de Quartier) d’une activité vidéo à laquelle contribua une bonne partie des jeunes du coin, comme acteurs ou techniciens. D’autres personnes vinrent se greffer au groupe comme Stéphane Rombaut, connu aujourd’hui sous son nom de scène de magicien Stéfane Laurens.
Conservant les trames horreur et fantastique, avec des films très inspirés par la riche production cinématographique de l’époque, Halloween Films tourna pas mois de 17 courts-métrages vidéo entre 1988 et 1993 (généralement co-réalisés par Jérôme Classe et Romuald Berthaux), tous produits par la MPT du Moulin-Vert et régulièrement diffusés dans les locaux de la structure lors de « soirées vidéo ». Parmi ces productions, un premier « film à sketches » de près de 2 heures (5 histoires) intitulé « La Salle d’Attente » (finalisé en 90) et qui préfigure les futurs « Contes des Ténèbres ».

Les étapes techniques

Un point important dans l’étape de la production fut le passage de 1990 à 1993 de Jérôme Classe au Lycée Jean-Marie Le Bris de Douarnenez (Bac A3 Cinéma et Audiovisuel), suivi un an plus tard par Stéphane Rombaut. Des approches artistique et théorique différentes seront apportées dès lors au travail sur les films avec des courts-métrages co-produits avec le matériel de l’établissement (« Visages », présenté au bac en juin 1993 et « La Sanction »), souvent plus concis et plus efficaces, moins d’amateurisme, l’arrivée d’acteurs extérieurs au quartier et une nouvelle équipe derrière la caméra. « The End » et « Chasse à l’Homme » (tournés en 1993) reviennent à une production « de quartier ». Dès 1994, passé la vingtaine, Jérôme CLASSE et Stéphane Rombaut s’orientent vers des horizons différents.

Une autre étape technique est également sensible à cette époque, grâce aux innovations de La Maison des Associations (futur Espace Associatif) qui jusqu’à aujourd’hui encore fournit le matériel de tournage et de post-production et où Jérôme Classe travaille depuis 94. Le format amateur devient « semi-professionnel » et le rendu des films s’en ressent, avec toujours des sujets qui lorgnent néanmoins vers le fantastique (« Equinoxe »), l’épouvante (« La Nuit des Grimaces »), le polar (« Masquerade ») ou le décalé (« Pulsions Amoureuses d’une Fille Hystérique »). C’est aussi dans ces années 94-95 que les films sont expédiés pour la première fois dans des festivals de vidéo amateur (voire semi-pros).

Le collectif « Halloween Films » devient une association

La production « Halloween Films » va être très dense entre 1995 et 1999 et le collectif renouvelé devient officiellement une association en janvier 1996, conservant son appellation de base, le premier bureau étant constitué et le casting des films s’étoffe également, avec des rôles aux trois quarts féminins : Peggy Berthaux, Marie Poncin, Valérie Pochic, Roselyne Gestalin, Axelle Calvarin, Gwenaëlle Meuriot, Justine et Lucille Mougnot, sont des noms régulièrement présents aux génériques.

L’association devient « Mystical Films »

Las de la tournure commerciale que prend la fête d’Halloween à la fin des années 90 en France, l’association devient « Mystical Films » en 2000 et change une partie de son bureau. « Le Sanctuaire des Fous 2 » devient le premier film produit sous cette appellation.

Les fictions historiques

Renforcé par d’autres interprètes au début des années 2000 (Isabelle Malhomme, Sonia Le Lay, Amélie Gangnebien, Khadija Mardi, Marlène Floch et Catherine Andrault), Mystical se lance dès 2002 dans un autre genre : la fiction historique (style déjà en partie abordé dans « Afternoons in Utopia » et « Noir et Blanc dans la Folie ») avec des sujets traitant des dictatures militaires chilienne (« Disparition », « Ma Fille à Santiago » et « Ombres Chiliennes ») et argentine (« L’Ombre des Origines »), ou encore la Guerre Froide (« Closer » et « Glasnost Jenny »), la Seconde Guerre Mondiale (« Les Chemins de Babyi-Yar ») ou bien la Guerre du Viêt-Nam (« My Lai »). Et si ces films furent des fois primés comme « Glasnost Jenny », la plupart d’entre eux – malgré une belle couverture de la presse locale – n’eurent pas l’impact souhaité et furent même critiqués pour leur violence. La violence (hallucinée ou psychologique) ayant été un autre thème présent dans beaucoup de films auparavant, pour ne citer que « Heresy of Narcisse » ou « Nuit de Terreur à Victorian Folly ».

Les longs-métrages à sketches

Est-ce que le repli vers le fantastique et l’épouvante traditionnels devait s’imposer ? Il n’aurait pas en tous cas annihilé ce sentiment de violence macabre présent dans beaucoup de scénarios comme « Aurore Sanglante » ou « La Maison Warwick ». Mais la passion du fantastique et du film gothique aura pris le dessus et engendré la réalisation de deux longs métrages « à sketches » (trois histoires dans chaque, reliées par des intermèdes) particulièrement versés dans l’humour noir et le fantastique contemporain : « Contes des Ténèbres » (réalisé entre 2007 et 2009) et « Histoires d’Outre-Tombe » (2010-2011), qui furent chacun l’objet d’une diffusion publique au Cinéma Le Chapeau-Rouge à Quimper en novembre 2009 et avril 2011, et ce avant que le lieu ne ferme durant l’été 2012.

Pour rappel, entre 2012 et 2015, aucune projection de court-métrages amateurs n’a été organisée à Quimper. Les soirées « Bruits de Courts » ont été relancées au Quai Dupleix en avril 2016, avec une salle pleine.

Mis à part « L’Ombre des Origines » (finalisé début 2014 mais qui eu très peu de considération), Mystical Films se cramponne à ses amours d’origines pour les thèmes décalés, fantastiques, voire épouvantables comme dans « Les Sorcières de Edgehill », « SureXposition », « Quelques Secondes avant Minuit » et « Escamotage », d’après une nouvelle de Richard Matheson.

2016 a vu le remake d’une comédie fantastique de 26 minutes, « Le Vide », déjà tournée en 1999 et qui parallèlement fut adaptée en pièce de théâtre par l’Amicale Italia-Bretagne. L’un et l’autre furent présentés au public au théâtre Max Jacob à Quimper le 26 novembre.

« Trilogy of Terror »

Le projet actuellement en cours est une série de trois films de moins de 10 minutes chacun, réunis sous l’intitulé « Trilogy of Terror » (en hommage au réalisateur américain Dan Curtis) : « La Presque Disparue » (tourné en août 2016) adapté d’une nouvelle de Richard Matheson, « Quelque Chose d’Obscur » (tourné en octobre 2016) et « Narcisse » (tourné en janvier 2017) remake d’un film de 97. L’ensemble sera présenté au public en avril.

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